{"id":3509,"date":"2013-03-27T00:43:21","date_gmt":"2013-03-27T04:43:21","guid":{"rendered":"http:\/\/aleksandarpetrovic.org\/france\/?page_id=4"},"modified":"2025-02-08T15:27:39","modified_gmt":"2025-02-08T20:27:39","slug":"biographie","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/aleksandarpetrovic.org\/fr\/biographie\/","title":{"rendered":"Biographie"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><strong><a href=\"https:\/\/aleksandarpetrovic.org\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/Aleksandar_petrovic.png\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"alignleft\" src=\"https:\/\/aleksandarpetrovic.org\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/Aleksandar_petrovic.png\" alt=\"\" width=\"438\" height=\"372\" \/><\/a><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Aleksandar Petrovi\u0107<\/strong> (<strong>Sacha<\/strong>) <strong>na\u00eet \u00e0 Paris le<\/strong> <strong>14 janvier 1929<\/strong>. Il s\u2019est toujours consid\u00e9r\u00e9 cosmopolite, non pas par ses origines, serbes, mais par le v\u00e9cu de ses anc\u00eatres qui ont toujours eu des liens tr\u00e8s forts avec la France.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Adolescent, il se passionne\u00a0d\u00e9j\u00e0 pour la lecture et l\u2019\u00e9criture. Il se pla\u00eet \u00e0 imaginer les personnages et leurs trag\u00e9dies et les endroits o\u00f9 l\u2019histoire se d\u00e9roule.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En <strong>1947<\/strong>, son fr\u00e8re a\u00een\u00e9 meurt tout comme son petit fr\u00e8re douze ans auparavant. Ces morts se sont profond\u00e9ment ancr\u00e9es dans la m\u00e9moire d\u2019Aleksandar pour ne jamais le quitter. La mort est pr\u00e9sente dans tous ses films, m\u00eame les courts-m\u00e9trages. Il part \u00e0 Prague apr\u00e8s son baccalaur\u00e9at et s\u2019inscrit \u00e0 l&rsquo;Acad\u00e9mie du Film (FAMU), cependant il est contraint d\u2019interrompre ses \u00e9tudes en 1948\u00a0 pour des raisons politiques (la r\u00e9solution de l&rsquo;Informbiro et les d\u00e9saccords entre la Yougoslavie et l&rsquo;URSS),\u00a0 et rentre \u00e0 Belgrade. Trois mois apr\u00e8s son retour, son p\u00e8re meurt d\u2019une crise cardiaque dans un train. Se sentant responsable de famille il d\u00e9bute comme assistant metteur en sc\u00e8ne, puis comme metteur en sc\u00e8ne et sc\u00e9nariste. Il poursuit ses \u00e9tudes \u00e0 la Facult\u00e9 de Philosophie \u00e0 Belgrade et obtient un dipl\u00f4me en l&rsquo;Histoire de l&rsquo;Art. Il \u00e9crit aussi pour les journaux des critiques d\u2019art et de cin\u00e9ma. D\u00e9but 1955, d&rsquo;anciens coll\u00e8gues de son p\u00e8re de l&rsquo;Ecole des Ponts et Chauss\u00e9e lui octroient une bourse pour passer six mois en France. Il rencontre alors Luis Bu\u00f1uel.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>1955<\/strong> &#8211; r\u00e9alisation, conjointement avec Vicko Raspor, du film documentaire <em><strong>C\u00f4te \u00e0 c\u00f4te (Uz druga je drug)<\/strong><\/em>. Il obtient son premier prix pour la r\u00e9alisation au Festival de Pula 1956 (Yougoslavie).<\/p>\n<p><strong>1957 &#8211;<\/strong> il r\u00e9alise\u00a0son premier court-m\u00e9trage\u00a0<em><strong>Entre le ciel et le marais (Let nad mo\u010dvarom)\u00a0<\/strong><\/em>d\u2019apr\u00e8s son propre sc\u00e9nario. Le film repr\u00e9sente pour la premi\u00e8re fois la Yougoslavie au Festival de Cannes. Le film est remarqu\u00e9 et prim\u00e9 (Prix de la critique au Festival de Pula).<\/p>\n<p>Toujours en <strong>1957 <\/strong>il r\u00e9alise<strong><em> Petar Dobrovi\u0107,<\/em><\/strong> un court-m\u00e9trage sur la vie et l&rsquo;oeuvre du peintre serbe.<\/p>\n<p><strong>1958<\/strong> &#8211;<em><strong> La seule issue (Jedini izlaz)<\/strong><\/em>\u00a0&#8211; film r\u00e9alis\u00e9 conjointement avec Vicko Raspor. C\u2019est le seul film qu\u2019il n\u2019appr\u00e9ciait gu\u00e8re.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A partir de 1958, Aleksandar Petrovic travaille pour tous ses films sur le sc\u00e9nario, les dialogues, le choix de la musique et \u00e9videmment la mise en sc\u00e8ne. Il devient un auteur complet de ses films.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/aleksandarpetrovic.org\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/putevi.png\"><img decoding=\"async\" class=\"wp-image-1128 alignright\" src=\"https:\/\/aleksandarpetrovic.org\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/putevi.png\" alt=\"putevi\" width=\"220\" height=\"165\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>1958 &#8211;\u00a0<em>Les chemins (Putevi)-<\/em><\/strong> court-m\u00e9trage, film sur la vie et l&rsquo;oeuvre du peintre serbe Sava Sumanovi\u0107. Grand prix au Festival de Pula, Grand Prix de la ville de Tours.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>1960 &#8211; <em>La guerre \u00e0 la guerre (Rat ratu)<\/em><\/strong> court-m\u00e9trage, film sur la lutte ouvri\u00e8re en Serbie jusqu\u2019\u00e0 la deuxi\u00e8me guerre mondiale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>1961 &#8211; <em>Elle et lui (Dvoje).<\/em><\/strong> Ce film marque le d\u00e9but du cin\u00e9ma yougoslave moderne. Aleksandar Petrovi\u0107 traite de mani\u00e8re intimiste et po\u00e9tique les relations amoureuses et tourment\u00e9es d&rsquo;un couple. C&rsquo;\u00e9tait la premi\u00e8re \u0153uvre d&rsquo;une cin\u00e9matographie socialiste qui,\u00a0par son expression intime, correspondait \u00e9galement au d\u00e9veloppement le plus exclusif de la pens\u00e9e cin\u00e9matographique mondiale moderne (\u00ab\u00a0nouvelle vague\u00a0\u00bb).\u00a0Cela a \u00e9t\u00e9 soulign\u00e9 par les critiques fran\u00e7ais et italiens en 1962 \u00e0 l&rsquo;occasion de la projection\u00a0de\u00a0<em><strong>Elle et lui<\/strong><\/em>\u00a0 en s\u00e9lection officielle au Festival de Cannes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">25 juillet 1961: naissance de son fils unique, Dragomir (Dragan) qui souffre d\u2019une enc\u00e9phalite et en garde un handicap tr\u00e8s s\u00e9v\u00e8re. Aleksandar Petrovi\u0107 s\u2019est toute sa vie durant consacr\u00e9 \u00e0 son fils, veillant \u00e0 ce qu\u2019il ait une enfance la plus normale possible. Avec Branka, son \u00e9pouse, Aleksandar a emmen\u00e9 Dragan dans le monde entier pour lui procurer les meilleurs traitements qui existaient \u00e0 l\u2019\u00e9poque. De nombreux choix professionnels ont \u00e9t\u00e9 li\u00e9s \u00e0 l\u2019avenir de Dragan.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>1962<\/strong> &#8211; Aleksandar Petrovi\u0107 est nomm\u00e9 professeur \u00e0 l&rsquo;Acad\u00e9mie de cin\u00e9ma, Th\u00e9\u00e2tre et T\u00e9l\u00e9vision de Belgrade. Il tient la chaire de la mise en sc\u00e8ne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>1963 &#8211; <em>Les jours (Dani)<\/em><\/strong>. Ce film intimiste est une m\u00e9ditation sur la solitude rompue par la br\u00e8ve rencontre d&rsquo;une femme mari\u00e9e et d&rsquo;un \u00e9tudiant. Les films<em><strong> Elle et Lui<\/strong><\/em> et <em><strong>Les jours<\/strong><\/em>\u00a0ont tous deux grandement \u00e9branl\u00e9 la cin\u00e9matographie yougoslave socialiste, comme les premiers films intimistes qui n&rsquo;\u00e9taient pas de la de propagande. La presse occidentale a qualifi\u00e9 Petrovi\u0107 de porte-parole du nouveau cin\u00e9ma en Yougoslavie. La presse yougoslave parle de la d\u00e9cadence capitaliste et de la connivence avec l\u2019Ouest d\u00e9cadent. Le nouveau regard de Petrovi\u0107 d\u00e9range. Aleksandar Petrovi\u0107 ne s\u2019attendait pas \u00e0 tourner facilement un\u00a0autre long-m\u00e9trage. Il est revenu \u00e0 ses films documentaires et court-m\u00e9trages.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>1964 &#8211; <em>Proc\u00e8s verbal (Zapisnik)<\/em><\/strong> Le film est un documentaire sous forme d\u2019un journal t\u00e9l\u00e9vis\u00e9 qui montre des faits divers, une sorte de constat d\u2019actualit\u00e9. Petrovi\u0107 voulait ainsi d\u00e9noncer le journal t\u00e9l\u00e9vis\u00e9 propagandiste yougoslave de l\u2019\u00e9poque.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>1965<\/strong> &#8211; Petrovi\u0107 r\u00e9alise le documentaire <em><strong>Kermesses (Sabori)<\/strong><\/em>. Il filme les personnages, l\u2019\u00e9glise, les fresques, le mariage, le b\u00e9b\u00e9 qui t\u00e8te. Ce court-m\u00e9trage, qui reste intemporel, est un exercice\u00a0de ma\u00eetre qui a certainement inspir\u00e9 Aleksandar Petrovi\u0107 pour les films qui ont suivi.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><a href=\"https:\/\/aleksandarpetrovic.org\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/tri-aleksandar-petrovic-200x300.png\"><img decoding=\"async\" class=\"alignleft\" src=\"https:\/\/aleksandarpetrovic.org\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/tri-aleksandar-petrovic-200x300.png\" alt=\"\" width=\"156\" height=\"234\" \/><\/a>1965<\/strong> &#8211; Aleksandar Petrovi\u0107 trouve l\u2019inspiration pour son troisi\u00e8me film<em><strong> Tri (Trois)<\/strong><\/em> dans un recueil de contes de l&rsquo;\u00e9crivain yougoslave Antonije Isakovi\u0107. A l&rsquo;oppos\u00e9 de la glorification du patriotisme face \u00e0 l&rsquo;ennemi nazi, le th\u00e8me pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 du cin\u00e9ma yougoslave de ces ann\u00e9es-l\u00e0, Aleksandar Petrovi\u0107 s&rsquo;attache \u00e0 d\u00e9noncer l&rsquo;horreur et l&rsquo;absurdit\u00e9 de la guerre. \u00abTout le film est le regard d\u2019un homme sur la guerre et le regard d\u2019un homme sur la mort \u00e0 travers la guerre.\u00bb A.P.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><strong>\u00abLe chef-d\u2019\u0153uvre\u00bb<\/strong><\/em> La Stampa<br \/>\n\u00ab\u00a0Une des plus stimulante surprises du Festival de New York.\u00a0\u00bb <em>World Journal Tribune<\/em><br \/>\n\u00ab\u00a0Ce film d&rsquo;une grande beaut\u00e9 \u00e9l\u00e8ve Petrovi\u0107 au rang des meilleurs r\u00e9alisateurs contemporains. Il n&rsquo;est pas exag\u00e9r\u00e9 de qualifier \u00ab\u00a0Trois\u00a0\u00bb de chef-d&rsquo;oeuvre, et Petrovi\u0107 de ma\u00eetre du cin\u00e9ma&#8230;\u00a0\u00bb Tribune de Geneve G.B 1976.<br \/>\n<em><strong>Tri<\/strong> <\/em>est un succ\u00e8s mondial. Aleksandar Petrovi\u0107 est invit\u00e9 \u00e0 tous les grands festivals et prim\u00e9. Il rafle les grands prix aussi bien dans son pays qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9tranger. <strong><em>Tri<\/em> est s\u00e9lectionn\u00e9 pour l&rsquo;Oscar du meilleur film \u00e9tranger de l\u2019ann\u00e9e 1966.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><a href=\"https:\/\/aleksandarpetrovic.org\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/skupjaci-perja-2.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft\" src=\"https:\/\/aleksandarpetrovic.org\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/skupjaci-perja-2.png\" alt=\"skupjaci perja 2\" width=\"204\" height=\"147\" \/><\/a>1967 &#8211; <em>J\u2019ai m\u00eame rencontr\u00e9 des tziganes heureux (Skuplja\u010di perja).<\/em><\/strong> C&rsquo;est le premier film qui d\u00e9peint l&rsquo;existence des Roms dans la soci\u00e9t\u00e9 et dans la vie. C&rsquo;est le premier film dans lequel les Tziganes parlent leur propre langue, le Rom. La majorit\u00e9 des r\u00f4les est interpr\u00e9t\u00e9e par des Roms. C&rsquo;est leur film.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u00abComme enfant, je les ai observ\u00e9s et j\u2019ai trouv\u00e9 dans ces gens, la foi et l\u2019irrationnel.\u00bb<\/em> A.P.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u00ab<strong>Le chef-d&rsquo;\u0153uvre<\/strong> d\u2019Alexandre Petrovi\u0107 est le plus bel hommage \u00e0 la libert\u00e9 de la personnalit\u00e9.\u00bb Le Combat-Henri Chapier\u00a0<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u201cUn grand et beau film, po\u00e9tique, m\u00e9lancolique, chaleureux, tendre, fort. Je m&rsquo;excuse pour cette s\u00e9rie d&rsquo;\u00e9pith\u00e8tes, mais je pourais en ajouter encore une vingtaine d&rsquo;autres\u2026\u201dLe Nouveau Candide\u2013 Michel Aubriant<\/em><\/p>\n<figure id=\"attachment_120\" aria-describedby=\"caption-attachment-120\" style=\"width: 147px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"https:\/\/aleksandarpetrovic.org\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/nagrada-skupljaci-perja.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-thumbnail wp-image-120 \" src=\"https:\/\/aleksandarpetrovic.org\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/nagrada-skupljaci-perja-147x150.png\" alt=\"Nomin\u00e9 aux Oscars\" width=\"147\" height=\"150\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-120\" class=\"wp-caption-text\">Nomin\u00e9 aux Oscars<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><strong>J\u2019ai m\u00eame rencontr\u00e9 des tziganes heureux<\/strong><\/em> remporte de nombreux prix parmi lesquels le <strong>Grand prix sp\u00e9cial du jury au festival de Cannes en 1967<\/strong> et le <strong>FIPRESCI<\/strong>, toujours \u00e0 Cannes, Prix d\u00e9cern\u00e9 tous les ans \u00e0 un film d\u2019un festival international par la F\u00e9d\u00e9ration Internationale de la Presse Cin\u00e9matographique. Il est <strong>s\u00e9lectionn\u00e9 et nomin\u00e9 en 1968 pour l&rsquo;Oscar du meilleur film \u00e9tranger pour l&rsquo;ann\u00e9e 1967<\/strong>, <strong>nomin\u00e9 pour le Golden Globe<\/strong> du Meilleur film \u00e9tranger et nomin\u00e9 Meilleur film \u00e9tranger par la \u00abHollywood foreign Press Association\u00bb 1968 aux Etats-Unis.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En <strong>1968<\/strong>, apr\u00e8s<strong><em> J\u2019ai m\u00eame rencontr\u00e9 des tziganes heureux<\/em><\/strong>, Aleksandar Petrovi\u0107 devient pour les producteurs europ\u00e9ens et am\u00e9ricains un r\u00e9alisateur de renomm\u00e9e internationale. La compagnie des Artistes Associ\u00e9s \u00e0 Paris veut faire un film avec Petrovi\u0107.\u00a0Il propose le sujet.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><a href=\"https:\/\/aleksandarpetrovic.org\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Ilpleutdansmonvillage-43742.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft\" src=\"https:\/\/aleksandarpetrovic.org\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Ilpleutdansmonvillage-43742-220x300.jpg\" alt=\"Il+pleut+dans+mon+village-43742\" width=\"172\" height=\"234\" \/><\/a><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Il pleut dans mon village (Bi\u0107e skoro propast sveta nek propadne nije \u0161teta)<\/em><\/strong> inspir\u00e9 par un fait divers (le p\u00e8re prend sur lui la culpabilit\u00e9 d&rsquo;assassinat pour lequel est accus\u00e9 son fils) et par <strong>\u00abLes poss\u00e9d\u00e9s\u00bb de Dostoievski<\/strong>. Petrovi\u0107 d\u00e9couvre que le sujet et les \u00e9l\u00e9ments qui rentrent dans la construction de son film sont le produit de l&rsquo;actualit\u00e9 politique et sociale du moment. C\u2019est un film musical, m\u00eal\u00e9 de fantastique qui diff\u00e8re des autres films par \u00ab\u00a0sa structure interne\u00a0\u00bb et le traitement formel.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><strong>Il pleut dans mon village<\/strong> est en fait aux antipodes de<strong> J\u2019ai m\u00eame rencontr\u00e9 des tziganes heureux<\/strong>. Il d\u00e9voile le probl\u00e8me de la libert\u00e9 dans un monde sans libert\u00e9, encadr\u00e9 par les traditions, les moeurs et les restrictions de genre social et psychologique. Le film a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 en selection officielle \u00e0 Cannes, prim\u00e9 au festival de Pula, mais a \u00e9t\u00e9 retir\u00e9 du r\u00e9pertoire en Yougoslavie, d\u00e8s sa sortie dans les salles, de toute \u00e9vidence pour raisons politiques.<strong> \u00ab\u00a0Un chef-d&rsquo;\u0153uvre authentique.\u00a0\u00bb<\/strong><\/em> Nouvel Observateur &#8211; Michel Maurdor.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Avant d&rsquo;avoir tourn\u00e9 son dernier film <em><strong>Migrations<\/strong><\/em>, Aleksandar Petrovi\u0107 consid\u00e9rait le film<strong> <em>Il pleut dans mon village<\/em><\/strong> comme son meilleur film.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En <strong>1969, <\/strong>Andr\u00e9 Malraux\u00a0 remet\u00a0la m\u00e9daille de l\u2019ordre de <strong>Chevalier des Arts et des Lettres<\/strong>\u00a0\u00e0 Aleksandar Petrovi\u0107. C\u2019\u00e9tait la premi\u00e8re fois qu\u2019un artiste yougoslave recevait cet honneur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>1972<\/strong>&#8211; A la fin des ann\u00e9es soixante, d\u2019autres r\u00e9alisateurs yougoslaves ont trait\u00e9 des sujets intimistes pr\u00e9f\u00e9rant le quotidien au pass\u00e9 et \u00e0 la propagande communiste, ce qui d\u00e9plaisait beaucoup aux autorit\u00e9s. C\u2019est l\u2019\u00e9poque de la \u00abvague noire\u00bb. Petrovi\u0107 ne pouvait pas esp\u00e9rer trouver un producteur yougoslave pour soutenir son nouveau projet. Profond\u00e9ment persuad\u00e9 du fort lien entre la litt\u00e9rature et le cin\u00e9ma, il se tourne vers la litt\u00e9rature russe. Il est attir\u00e9 par\u00a0l\u2019\u0153uvre de l&rsquo;\u00e9crivain russe Mikha\u00efl Boulgakov et tout particuli\u00e8rement par le roman <strong>\u00abLe Ma\u00eetre et\u00a0Marguerite\u00bb<\/strong> l&rsquo;un des livres cl\u00e9 de la litt\u00e9rature du XXe\u00a0si\u00e8cle. Le film est\u00a0produit par des Italiens, avec la participation de Yougoslaves.<\/p>\n<p><strong style=\"text-align: justify;\"><em>\u00ab\u00a0Tout pouvoir sera toujours une violence exerc\u00e9e contre les hommes&#8230;\u00a0\u00bb<\/em> Mikha\u00efl Bougakov<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><strong>Le diable \u00e0 Moscou&#8230;\u00a0<\/strong><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u201cCertains peuvent croire \u00e0 l&rsquo;existence du Diable, d&rsquo;autres, s&rsquo;ils le veulent, peuvent proclamer que le Ma\u00eetre, Boulgakov et moi-m\u00eame nous l&rsquo;avons seulement r\u00eav\u00e9. Je ne sais pas ce que le Ma\u00eetre et Boulgakov auraient pu dire \u00e0 ce propos, car ils sont morts tous deux, mais je suis plus enclin \u00e0 croire en l&rsquo;existence du Diable qu&rsquo;\u00e0 ne pas y croire\u00bb<\/em>. A.P.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/aleksandarpetrovic.org\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Le-maitre-et-marguerite7.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft\" src=\"https:\/\/aleksandarpetrovic.org\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Le-maitre-et-marguerite7-212x300.png\" alt=\"Le maitre et marguerite7\" width=\"169\" height=\"240\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><strong>Le Ma\u00eetre et Marguerite<\/strong><\/em> a \u00e9t\u00e9 extr\u00eamement appr\u00e9ci\u00e9 dans les pays d\u2019Europe de l\u2019Ouest et aux Etats-Unis, et a re\u00e7u de nombreux prix dont: au Festival de Venise en <strong>1972<\/strong>: le <strong>Lion d\u2019Argent<\/strong> (le Lion d\u2019Or avait \u00e9t\u00e9 supprim\u00e9), CIDALC \u2013 le prix d\u2019adaptation d\u2019une oeuvre litt\u00e9raire et Plaquette d\u2019Or San Marco &#8211; <strong>Hugo d\u2019Argent<\/strong> au Festival de Chicago, d\u00e9cern\u00e9 pour l\u2019adaptation et transposition visuelle du th\u00e8me de Boulgakov ainsi que pour la performance d\u2019acteur d\u2019Alain Cuny.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le Prix de la biennale de Vienne (s\u00e9lection pour les meilleurs films de l&rsquo;ann\u00e9e), le Grand Prix Cin\u00e9ma 73-74 du magazine Elle (enqu\u00eate faite par le journal aupr\u00e8s des lecteurs pour le meilleur film de l&rsquo;ann\u00e9e), le Grand prix du meilleur film, le Grand prix de la mise en sc\u00e8ne, le Grand prix de la meilleure interpr\u00e9tation masculine au festival de Pula.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><strong>Le Ma\u00eetre et Marguerite<\/strong><\/em>:<em> Lyrisme et magie. Le film a la pesanteur tranquille des <strong>chef-d&rsquo;\u0153uvres<\/strong>\u2026 un film qu&rsquo;il faut voir et revoir.<\/em> Jacques Doniol-Valcroze &#8211; L&rsquo;Express<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><strong>Le Ma\u00eetre et Marguerite<\/strong> <strong>&#8211; Un ma\u00eetre film<\/strong><\/em>. <em>Le metteur en sc\u00e8ne Yougoslave Aleksandar Petrovi\u0107 n&rsquo;a pas trouv\u00e9 le roman \u00e0 Moscou o\u00f9 il est interdit tout comme les oeuvres d&rsquo;autres intellectuels. Il a d\u00fb tourner son film en partie en Italie, s&rsquo;installer en France. Depuis quelque temps, il est en disgr\u00e2ce dans son propre pays dont il est pourtant reconnu comme le plus grand cin\u00e9aste. C&rsquo;est d\u00e9cid\u00e9ment dangereux de prendre pour sujet la libert\u00e9 artistique face aux exigences incontr\u00f4l\u00e9es du pouvoir.<\/em> France Soir &#8211; Robert Chazal.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u201cIl y a dans sa r\u00e9ussite plus que du talent: cette passion indispensable pour que les bons films devient de grands films.\u00a0\u00bb<\/em> Le Journal du Dimanche &#8211; Pierre Billard<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s avoir rafl\u00e9 trois grands prix au festival de Pula (Yougoslavie)<em><strong> Le Ma\u00eetre et Marguerite<\/strong><\/em> est pr\u00e9sent\u00e9 au public de Belgrade. Il est qualifi\u00e9 de film anticommuniste. Deux jours apr\u00e8s le d\u00e9but de la distribution en salle, le coproducteur yougoslave l\u2019interdit. C\u2019est le d\u00e9but d\u2019une longue p\u00e9riode de r\u00e9pression dans la culture.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>1973-<\/strong> Aleksandar Petrovi\u0107 est accus\u00e9 de crime contre l\u2019Etat et contre le Peuple. Le pr\u00e9texte futile est l\u2019affaire \u00abPlasti\u010dni Isus\u00bb (J\u00e9sus en plastique), film r\u00e9alis\u00e9 par son \u00e9tudiant Lazar Stojanovi\u0107. Petrovi\u0107 avait autoris\u00e9 son \u00e9tudiant \u00e0 pr\u00e9senter son film de fin d\u2019\u00e9tudes au jury\u00a0sous condition de supprimer les passages avec des images et des dialogues s\u2019attaquant \u00e0 Tito et son r\u00e9gime. Malheureusement Stojanovi\u0107 ne suit pas son conseil et est condamn\u00e9 \u00e0 un an de prison. Il obtient n\u00e9anmoins la meilleure note du Jury de l\u2019Acad\u00e9mie. Le film est visionn\u00e9 par les autorit\u00e9s et jug\u00e9 d\u2019une extr\u00eame provocation politique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Aleksandar Petrovi\u0107 est renvoy\u00e9 de l\u2019Acad\u00e9mie du cin\u00e9ma et son passeport lui est confisqu\u00e9. Il rentre alors dans une p\u00e9riode de disgr\u00e2ce en Yougoslavie qui durera dix-huit ans. Le r\u00e9gime le consid\u00e8re comme g\u00eanant et dangereux pour le r\u00e9gime.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Commencent alors des ann\u00e9es difficiles pendant lesquelles Aleksandar Petrovi\u0107 doit survivre sans tourner. Dragan a besoin d\u2019une r\u00e9\u00e9ducation physique sp\u00e9cialis\u00e9e intensive et la famille Petrovi\u0107 part \u00e0 Budapest (la police yougoslave rend finalement le passeport). Aleksandar Petrovi\u0107, qui est aussi de nationalit\u00e9 fran\u00e7aise, s\u2019installe en France o\u00f9 vivent sa soeur et sa m\u00e8re, et o\u00f9 il peut continuer \u00e0 travailler. II partage son temps entre la Hongrie et la France. A Paris, il est aid\u00e9 par le milieu cin\u00e9matographique et sa famille le soutient. Il \u00e9crit des sc\u00e9narios pour des projets comme <strong><em>C\u0153ur de chien<\/em><\/strong> d\u2019apr\u00e8s le roman de Boulgakov,<strong><em> Benia le roi<\/em> <\/strong>d\u2019apr\u00e8s les nouvelles \u00abLes Contes d\u2019Odessa\u00bb de l\u2019\u00e9crivain russe Isaac Babel et beaucoup d\u2019autres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce n\u2019est que dans les ann\u00e9es 90 que le Tribunal de Belgrade lui donnera officiellement raison en concluant qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une \u00ab inacceptable disqualification politique\u00bb. Aleksandar Petrovi\u0107 pr\u00e9cisera que c\u2019\u00e9tait une machination politique qui le visait personnellement. Son statut d\u2019enseignant sera r\u00e9tabli.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La pers\u00e9cution d\u2019Aleksandar Petrovi\u0107 par le r\u00e9gime totalitaire communiste de Tito ressemble \u00e9norm\u00e9ment \u00e0 celle d\u00e9crite dans l\u2019excellent film allemand \u00ab\u00a0<i>La vie des autres\u00a0<\/i>\u00bb de Florian Henckel von Donnersmarck. Cependant, contrairement \u00e0 la Stasi qui a rendus publics ses dossiers publics, le dossier Aleksandar Petrovi\u0107\u00a0 est encore tenu secret au jour d&rsquo;aujourd&rsquo;hui..<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>1975-76<\/strong>\u00a0Aleksandar Petrovi\u0107 \u00e9crit le sc\u00e9nario<em><strong> Banovi\u0107 Strahinja (Soko)<\/strong><\/em> d\u2019apr\u00e8s un po\u00e8me m\u00e9di\u00e9val, qui est prim\u00e9 au Festival de Pula. Le film \u00e9tait r\u00e9alis\u00e9 par Vatroslav Mimica.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>1977<\/strong>\u00a0&#8211; D\u00e8s la parution du livre <strong>\u00abPortrait de groupe avec dame\u00bb<\/strong> de l&rsquo;auteur allemand Heinrich B\u00f6ll (Prix Nobel de litt\u00e9rature) Aleksandar Petrovi\u0107 prend une option sur les droits d&rsquo;adaptation. Heinrich B\u00f6ll, apr\u00e8s avoir visionn\u00e9<em><strong> Le<\/strong><\/em> <em><strong>Ma\u00eetre et Marguerite,<\/strong><\/em> accepte de collaborer avec lui sur le sc\u00e9nario. Les\u00a0\u00bbArtistes Associ\u00e9s\u00a0\u00bb posent la condition:\u00a0<em>\u00ab\u00a0Si vous avez l&rsquo;accord de Romy Schneider, nous finan\u00e7ons le film.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Romy dira \u00ab\u00a0Oui\u00a0\u00bb&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"https:\/\/aleksandarpetrovic.org\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/grupni-portrets-damom-2-aleksadar-petrovic.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft\" src=\"https:\/\/aleksandarpetrovic.org\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/grupni-portrets-damom-2-aleksadar-petrovic.png\" alt=\"grupni portrets damom 2 aleksadar petrovic\" width=\"183\" height=\"134\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><strong>Portrait de groupe avec dame<\/strong><\/em> a repr\u00e9sent\u00e9 l&rsquo;Allemagne au Festival de Cannes en 1977. Le film est nomin\u00e9 pour la Palme d\u2019or et Le prix du Jury \u0152cum\u00e9nique. Romy Schneider a re\u00e7u le Prix \u00abBobine d\u2019or\u00bb German Film Awards prix de la meilleure actrice allemande et le film <em><strong>Portrait de groupe avec dame<\/strong><\/em>, Le Prix \u00abBobine d\u2019Argent\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tout en r\u00e9sidant \u00e0 Paris Aleksandar Petrovi\u0107 maintient des liens avec Belgrade. Tous les sc\u00e9narios qu\u2019il propose aux producteurs yougoslaves lui sont syst\u00e9matiquement refus\u00e9s. Il monte deux pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre, d\u2019apr\u00e8s des romans de Boulgakov: en 1979, pour le th\u00e9\u00e2tre Atelier 212 \u00e0 Belgrade, <em><strong>C\u0153ur de chien<\/strong><\/em> et en 1982 <em><strong>Le Ma\u00eetre et Marguerite<\/strong><\/em> pour le th\u00e9\u00e2tre national de Belgrade.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>1979<\/strong>,\u00a0le prestigieux th\u00e9\u00e2tre Atelier 212 \u00e0 Belgrade pr\u00e9sente <em><strong>C\u0153ur de chien<\/strong><\/em>. La pi\u00e8ce connait un \u00e9norme succ\u00e8s et reste longtemps \u00e0 l\u2019affiche.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>1981 <em>Banovi\u0107 Strahinja<\/em><\/strong> \u2013 Aleksandar Petrovi\u0107 propose le sc\u00e9nario Banovi\u0107 Strahinja \u00e0 Avala Film, d&rsquo;apr\u00e8s un po\u00e8me \u00e9pique, s\u2019attendant bien entendu \u00e0 r\u00e9aliser le film. La soci\u00e9t\u00e9 de production donne cependant la mise en sc\u00e8ne \u00e0 un autre cin\u00e9aste, Vatroslav Mimica, une forme de banissement att\u00e9nu\u00e9 pour Aleksandar Petrovi\u0107. Le film a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 au Festival de Pula. Les critiques ont dit qu\u2019il s\u2019agissait du meilleur sc\u00e9nario \u00e9crit d\u2019apr\u00e8s une oeuvre litt\u00e9raire yougoslave. Le film a d\u2019ailleurs re\u00e7u le prix pour le meilleur sc\u00e9nario d\u2019adaptation d\u2019une oeuvre litt\u00e9raire au festival du film de Vrnja\u010dka banja en1981. Banovi\u0107 Strahinja a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 hors comp\u00e9tition au festival du film de Venise en 1981. (titre fran\u00e7ais: La vengeance du faucon)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>1982<\/strong> Aleksandar Petrovi\u0107 monte <em><strong>Le Ma\u00eetre et Marguerite<\/strong><\/em> pour le th\u00e9\u00e2tre national de Belgrade. Sur un grand ecran sont egalement pr\u00e9sent\u00e9es les sc\u00e8nes de son film. La pi\u00e8ce Le <em><strong>Ma\u00eetre et Marguerite<\/strong><\/em>\u00a0n\u2019\u00e9tait pas, d\u2019apr\u00e8s Petrovi\u0107 une r\u00e9volte contre l\u2019interdiction du film\u00a0comme la presse l\u2019avait sugg\u00e9r\u00e9 mais d\u2019apr\u00e8s lui une exp\u00e9rience de\u00a0\u00abdiversification de la mise en sc\u00e8ne\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Aleksandar Petrovi\u0107 continue \u00e0 se battre pour le cin\u00e9ma. Il est fondateur et membre de l\u2019Acad\u00e9mie Europ\u00e9enne du Cin\u00e9ma et de la T\u00e9l\u00e9vision. Il pr\u00e9side, ou est membre de jurys de nombreux festivals internationaux et nationaux, membre de la SACD, co-fondateur et pr\u00e9sident du \u00abFEST\u00bb, festival des meilleurs films \u00e9trangers \u00e0 Belgrade, pr\u00e9sident de l\u2019association\u00a0des cin\u00e9astes yougoslaves.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>\u00abLes migrations existent. La mort n\u2019existe pas!\u00bb<\/em> Milo\u0161 Tsernianski<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Enfin, en <strong>1987<\/strong>, Aleksandar Petrovi\u0107 tourne <em><strong>Migrations (Seobe)<\/strong><\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"https:\/\/aleksandarpetrovic.org\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/seobe-aleksadar-petrovic.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft\" src=\"https:\/\/aleksandarpetrovic.org\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/seobe-aleksadar-petrovic-233x300.png\" alt=\"seobe aleksadar petrovic\" width=\"163\" height=\"210\" \/><\/a>Le film est inspir\u00e9 du c\u00e9l\u00e8bre roman de l&rsquo;\u00e9crivain serbe Milo\u0161 Tsernianski, Prix du meilleur livre \u00e9tranger en France pour l&rsquo;ann\u00e9e 1986. Petrovi\u0107 a travaill\u00e9 sur ce projet depuis 1957, lorsqu\u2019il a contact\u00e9 Tsernianski qui \u00e9tait exil\u00e9 \u00e0 Londres et ce n\u2019est qu\u2019\u00e0 son retour \u00e0 Belgrade que l\u2019adaptation s\u2019est pr\u00e9cis\u00e9e. Apr\u00e8s tant d\u2019ann\u00e9es Petrovi\u0107 dirige Isabelle Huppert, Richard Berry et Avtandil Maharadz\u00e9 (l\u2019acteur g\u00e9orgien de <strong>Repentir<\/strong>) qui forment le trio central de l\u2019histoire. Il est heureux!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est une r\u00e9alisation spectaculaire \u00e0 deux destinations: un long m\u00e9trage de cin\u00e9ma sur la premi\u00e8re partie de l\u2019\u0153uvre, une s\u00e9rie t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e en huit \u00e9pisodes pour la deuxi\u00e8me partie.<br \/>\n<em>\u00abJe suis de ceux qui ont toujours cru que <strong>Migrations<\/strong> \u00e9tait une \u0153uvre capitale. J\u2019avais tr\u00e8s envie de la porter \u00e0 l\u2019\u00e9cran, d\u2019abord parce que c\u2019est une histoire formidable dont les h\u00e9ros sont des marginaux d\u2019Europe centrale au XVIIIe si\u00e8cle et les marginaux sont toujours int\u00e9ressants. Ensuite je lui trouve beaucoup d\u2019actualit\u00e9, il y a un parall\u00e9lisme frappant entre cette \u00e9poque et la notre, temps de migrations et de brassages, o\u00f9 les r\u00e8gles anciennes sont tomb\u00e9es en d\u00e9su\u00e9tudes sans qu\u2019apparaissent de\u00a0nouvelles loi, o\u00f9 les valeurs stables se sont perdues et o\u00f9 les gens vivent\u00a0dans le d\u00e9sordre et l\u2019indiscipline, \u00e0 la recherche de queque chose d\u2019autre\u00a0qui n\u2019est pas encore n\u00e9. C\u2019est le besoin de changement et cette confusion\u00a0des grands moments de mutation que je cherche \u00e0 exprimer en gardant le\u00a0ton rhapsodique de l\u2019\u00e9crivain.\u00bb<\/em> A.P. Figaro Magazine G. Suffert 1986<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u00abPetrovi\u0107 a r\u00e9alis\u00e9 une fresque lyrique et baroque d\u2019une force stup\u00e9fiante.\u00a0Une sorte de torrent romanesque apocalyptique emporte les personnages\u00a0dans le fracas des batailles et des atrocit\u00e9s, dans la m\u00e9lancolie des espoirs\u00a0massacr\u00e9s et des amours d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9s. Il fallait l\u2019immense talent du\u00a0r\u00e9alisateur de \u201cJ\u2019ai m\u00eame rencontr\u00e9 des Tziganes Heureux\u201d, du \u201cMa\u00eetre et\u00a0Marguerite\u201d et de \u201cPortrait de groupe avec dame\u201d pour mener \u00e0 bien cette\u00a0entreprise magnifiquement folle et audacieuse. C\u2019est un grand film\u00a0cosmique plein de bruit et de fureur.\u00bb<\/em> Jacques Doniol-Valcroze, co-sc\u00e9nariste<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong><a href=\"https:\/\/aleksandarpetrovic.org\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/aleksandar-petrovic.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"https:\/\/aleksandarpetrovic.org\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/aleksandar-petrovic.png\" alt=\"\" width=\"271\" height=\"206\" \/><\/a><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le dernier jour du tournage en Yougoslavie s\u2019est achev\u00e9 \u00e0 l\u2019aube du 9 Novembre 1987. Aleksandar Petrovi\u0107 rentre chez lui pour trouver son fils Dragan de 26 ans mourant. Dragan a \u00e9t\u00e9 enterr\u00e9 au cimeti\u00e8re du P\u00e8re Lachaise \u00e0 Paris, dans le caveau de la famille Petrovi\u0107 o\u00f9 il repose aujourd\u2019hui aux c\u00f4t\u00e9s de son p\u00e8re et de sa grand-m\u00e8re Anka.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"https:\/\/aleksandarpetrovic.org\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/seobe-aleksandar-petrovic-sr1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft  wp-image-1250\" src=\"https:\/\/aleksandarpetrovic.org\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/seobe-aleksandar-petrovic-sr1.jpg\" alt=\"seobe aleksandar petrovic sr1\" width=\"144\" height=\"216\" \/><\/a>Aleksandar Petrovi\u0107 trouve la force de continuer \u00e0 travailler et termine le tournage en Tch\u00e9coslovaquie. Il d\u00e9die <em><strong>Migrations<\/strong> <\/em>\u00e0 Dragan. Cependant, des probl\u00e8mes avec les producteurs fran\u00e7ais, puis la disparition d\u2019Aleksandar Petrovi\u0107 font que <em><strong>Migrations<\/strong> <\/em><strong>(version fran\u00e7aise)<\/strong> n&rsquo;est toujours pas sorti en France.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><strong>Seobe <\/strong><\/em><strong>(version serbe de<\/strong><em><strong> Migrations<\/strong><\/em><strong>)<\/strong>, est sortie \u00e0 Belgrade en <strong>1994<\/strong>, sous le r\u00e9gime de Milo\u0161evi\u0107, qui \u00e9tait persuad\u00e9 que le film serait une bonne propagande pour les Serbes. Cependant, une fois qu\u2019ils se sont aper\u00e7u que ce n\u2019\u00e9tait pas un film de propagande, il a \u00e9t\u00e9 retir\u00e9 des salles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em><strong>\u201d<\/strong>Il faut rendre au film sa vraie dimension, atteindre par le biais du spectacle l\u2019\u00e2me aussi bien que les yeux.\u201d<\/em> A.P.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Aleksandar Petrovi\u0107 avait foi dans les gens. Curieux de tout, il aimait la vie, ses proches, ses amis, les tziganes, tous les hommes, les animaux, les chevaux, les chiens, les espaces, les marais, la beaut\u00e9, qu\u2019il trouvait m\u00eame dans la laideur, la peinture, la musique, la bonne chaire. Il ne supportait pas le mensonge, la m\u00e9diocrit\u00e9, la passivit\u00e9, l\u2019intol\u00e9rance, l\u2019injustice, la souffrance, la guerre, la mort. Aleksandar Petrovi\u0107 a \u00e9t\u00e9 une personnalit\u00e9 exceptionnelle dot\u00e9e d\u2019une force d\u2019esprit et d\u2019un don artistique, infatigable combattant pour la libert\u00e9 et la justice. Sa route a \u00e9t\u00e9 difficile, il a franchi d\u2019\u00e9normes obstacles gr\u00e2ce \u00e0 son extraordinaire \u00e9nergie et sa foi dans les \u00eatres, et a r\u00e9ussi \u00e0 aller en avant. Il a \u00e9t\u00e9 modeste, honn\u00eate, indulgent, charitable, mis\u00e9ricordieux (un mot qu\u2019il aimait), dot\u00e9 de sentiments nobles. Dans son travail, il a \u00e9t\u00e9 exigeant, perfectionniste, cin\u00e9aste minutieux.\u00a0Aleksandar Petrovi\u0107 a travaill\u00e9 avec les plus grands acteurs de renomm\u00e9e internationale comme Romy Schneider, Annie Girardot, Mimsy Farmer, Isabelle Huppert, Ugo Tognazzi, Alain Cuny, Bernard Blier, Michel Galabru, Brad Dourif, Richard Berry, Avtandil Maharadze, Erland Josephson et avec des grands du cin\u00e9ma yougoslave comme Velimir Bata Zivojinovi\u0107, Eva Ras, Bekim Fehmiju, Mija Aleksi\u0107, Pavle Vujisi\u0107, Ljuba Tadi\u0107, Dragomir Gidra Bojani\u0107, Dragan Nikoli\u0107, Miki Manojlovi\u0107, Olivera Vu\u010do, Milena Dravi\u0107 et beaucoup d\u2019autres. Volontaire, pr\u00e9cis, ouvert aux hommes, il savait gagner la confiance et le respect de ses collaborateurs et acteurs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Richard Berry parle d&rsquo;Aleksandar Petrovi\u0107-Sacha: <em>\u201cJ&rsquo;adore la mani\u00e8re avec laquelle Sacha Petrovi\u0107 comprend tout, voit et est capable de parler du chapelet que vous avez, de la bague, des chaussettes, de la poche dont vous avez besoin&#8230; comme du mouvement de la cam\u00e9ra, de l&rsquo;\u00e9clairage, de la nourriture que nous allons manger&#8230; Je crois que je n&rsquo;ai jamais connu de tel metteur en sc\u00e8ne&#8230; il est brillant. Compl\u00e8tement ouvert vers les hommes il sait comment gagner le respect et la confiance de ses collaborateurs, celles des acteurs ainsi que les miens parmi les leurs&#8230;\u201d<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Igor Luther (directeur de l&rsquo;image d\u00e9j\u00e0 connu pour son travail dans le film de\u00a0Volker Schl\u00f6ndorff <i>Le Tambour<\/i>) parle d&rsquo;Aleksandar Petrovi\u0107: <em>\u201cSacha Petrovi\u0107 a de l&rsquo;inspiration et j&rsquo;ai l&rsquo;espoir que nous allons faire un film de valeur, celui que tous le monde a envie de voir&#8230; J&rsquo;aime beaucoup le style qui n&rsquo;est pas narratif, et le fait que Sacha a une approche subjective de la th\u00e9matique de <strong>Migrations<\/strong>, n&rsquo;exposant pas uniquement les images et les faits historiques. Le tournage de <strong>Migrations<\/strong> est une entreprise d&rsquo;une importance et d&rsquo;une envergure exceptionnelles, il exige des efforts particuliers, de la concentration et de l&rsquo;\u00e9nergie, il va durer longtemps, avec le changement permanent des visages, de paysages et de saisons. Cela m&rsquo;enchante. Je suis tr\u00e8s heureux&#8230;\u201d<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Aleksandar Petrovi\u0107 a \u00e9t\u00e9 un des premiers intellectuels \u00e0 s\u2019opposer \u00e0 Slobodan Milo\u0161evi\u0107. Il a fond\u00e9 le parti lib\u00e9ral au d\u00e9but des ann\u00e9es 1990, dont il est rest\u00e9 vice-pr\u00e9sident jusqu&rsquo;\u00e0 sa mort. Il se voulait \u00ab\u00a0lib\u00e9ral-d\u00e9mocrate\u00a0\u00bb et \u00e9tait oppos\u00e9 aux exc\u00e8s nationalistes et \u00e0 la guerre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il a \u00e9t\u00e9 un combattant in\u00e9branlable, plein d&rsquo;espoir. Pour lui, toute indiff\u00e9rence \u00e9tait un p\u00each\u00e9. Il avait une force physique in\u00e9puisable et \u00e9tonnante. Il a \u00e9t\u00e9 un homme rare, unique. \u00a0Jusqu\u2019\u00e0 la fin de sa vie, il a sans cesse combattu pour la verit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"https:\/\/aleksandarpetrovic.org\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/Aleksandar_petrovic_spomenik-300x224.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft\" src=\"https:\/\/aleksandarpetrovic.org\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/Aleksandar_petrovic_spomenik-300x224.png\" alt=\"\" width=\"240\" height=\"179\" \/><\/a>Trois semaines avant la premi\u00e8re de <strong><em>Migrations<\/em> <\/strong>en Yougoslavie, Aleksandar Petrovi\u0107 s\u2019\u00e9croule. Atteint d\u2019une tumeur au cerveau,<strong> il meurt \u00e0 Paris le 20 Ao\u00fbt 1994<\/strong>, apr\u00e8s une agonie de quatre mois. Il repose aujourd\u2019hui aupr\u00e8s de son fils Dragan et sa m\u00e8re Anka au cimeti\u00e8re du P\u00e8re Lachaise.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em id=\"__mceDel\"><em id=\"__mceDel\"><em id=\"__mceDel\"><br \/>\n<\/em><\/em><\/em><strong><em>Si l\u2019on n\u2019aime pas les hommes, on ne peut pas r\u00e9aliser de films.<\/em> <\/strong><br \/>\n<strong>Aleksandar Petrovi\u0107<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le Festival de films d\u2019auteurs de Belgrade <strong>(FAF)<\/strong> a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 en 1995 en l\u2019honneur d\u2019 Aleksandar Petrovi\u0107.<strong> Le Grand Prix porte le nom \u00abAleksandar Sa\u0161a Petrovi\u0107\u00bb.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le nom Aleksandar Petrovi\u0107 figure dans de nombreuses encyclop\u00e9dies et ouvrages sp\u00e9cialis\u00e9s mondiaux. De m\u00eame, son travail est toujours l\u2019objet d\u2019\u00e9tudes et th\u00e8ses universitaires dans les d\u00e9partements d\u2019\u00e9tudes cin\u00e9matographiques de beaucoup d\u2019universit\u00e9s renomm\u00e9es. Les films d\u2019Aleksandar Petrovi\u0107 sont toujours diffus\u00e9s dans le monde entier. Il a r\u00e9ussi \u00e0 s\u2019affirmer comme auteur complet de ses oeuvres et de devenir un exemple.\u00a0<em id=\"__mceDel\">\u00a0<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il a laiss\u00e9 en t\u00e9moignage d\u2019innombrables textes non seulement dans le domaine du cin\u00e9ma, mais aussi dans les domaines de l\u2019art, l\u2019esth\u00e9tique, la litt\u00e9rature. A travers son \u0153uvre, il \u00e9tait, et demeure, un th\u00e9oricien du cin\u00e9ma estim\u00e9. De nombreux auteurs r\u00e9put\u00e9s de l\u2019histoire du cin\u00e9ma ont \u00e9crit des livres ou chapitres de livres consacr\u00e9s \u00e0 son \u0153uvre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Aleksandar Petrovi\u0107, a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 peu avant sa mort des po\u00e8mes \u00e9mouvants d\u00e9di\u00e9s \u00e0 son fils, qu\u2019il avait gard\u00e9 pour soi pendant des ann\u00e9es. Il s\u2019est d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 les publier, accompagn\u00e9s de textes de m\u00e9moires personnelles sous forme du recueil qui est paru quelques mois apr\u00e8s son d\u00e9c\u00e8s: <strong>\u00abTous mes amours les p\u00e9riscopes aveugles\u00bb<\/strong>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u00abTous ces films tournent autour de la mort. <strong>Deux<\/strong> \u00e9voque la mort de l\u2019amour, <strong>Les jours<\/strong>, la mort d\u2019une rencontre, d\u2019un sentiment, <\/em><strong><em>Trois<\/em> <\/strong><em id=\"__mceDel\"><em>parle de la mort au cours de la guerre; trois mort insens\u00e9es. Si j\u2019y pense, <\/em><\/em><em><strong>J\u2019ai m\u00eame rencontr\u00e9 des Tziganes heureux<\/strong>, <strong>Il pleut dans mon village<\/strong>, <strong>Portrait de groupe avec dame<\/strong> ont tous le m\u00eame leitmotiv, la mort\u00bb. A.P.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il n\u2019a pas eu le temps de\u00a0mentionner <em><strong>Migrations<\/strong><\/em>, dans lequel l\u2019amour et la mort atteignent \u00a0l\u2019apoth\u00e9ose.<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\">Radmila Petrovi\u0107 \u010cvori\u0107<br \/>\nParis 08 f\u00e9vrier 2013<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Aleksandar Petrovi\u0107 (Sacha) na\u00eet \u00e0 Paris le 14 janvier 1929. Il s\u2019est toujours consid\u00e9r\u00e9 cosmopolite, non pas par ses origines, serbes, mais par le v\u00e9cu de ses anc\u00eatres qui ont toujours eu des liens tr\u00e8s forts avec la France. Adolescent, il se passionne\u00a0d\u00e9j\u00e0 pour la lecture et l\u2019\u00e9criture. 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